Activité 2011 à Maurice et Rodrigues par F6HMJ

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F6HMJ à Maurice La station de Jacky, 3B8CF

 

Il fait beau et tout se passe bien. Je ne suis pas en expédition et donc ne suis pas rivé devant la station ; inutile de rappeler que la contrée 3B8 n’est plus aussi rare que dans le passé où pratiquement il n’y avait que 3B8CF actif, surtout en CW ! On trouve maintenant, chaque année, plusieurs visiteurs qui y sont actifs.

Pour le trafic, il faut aussi rappeler qu’en général les bandes sont quasiment mortes (il y a des jours exceptionnels !) de 9heures à 16-17 heures, ce qui laisse le temps  – pour ceux en couple – d’accompagner madame à la plage ou à faire du shopping !

Donc, après quelques jours de rôdage (!), le 11 Janvier au matin direction l’aéroport pour prendre un vol qui va m’emmener à Rodrigues – durée environ 1H30 pour 560 kms avec un ATR72.  En atterrissant, je suis désagréablement surpris de voir le paysage autour de l’aéroport ; je savais que toute la zone des Mascareignes souffrait de sécheresse (il y a des restrictions et coupures d’eau à Maurice, à La Réunion) mais là la terre est comme brûlée, pas un brin d’herbe verte. En fait, il n’y a que le centre de cette petite île, montagneuse, qui est un peu épargnée en arrêtant tous les rares nuages qui passent et qui déversent quelques averses. En dehors de ce coin, toutes les bêtes (vaches, chèvres, moutons) font peine à voir  à cause de leur maigreur.

Un taxi m’emmène au gîte que j’ai retenu à Saint-François, un coin perdu sur cette île perdue ! Mais j’y avais rencontré un français lors de ma première visite ; il était, à l’époque, en train de construire son gîte, une demeure à toit pentu (!) très surprenante pour ceux qui connaissent la zone où l’on ne trouve que des toits plats à cause des cyclones.  Mais on avait été agréablement surpris car c’était la seule maison, à 50 mètres de la mer et avec une belle plage de sable. On était restés en liaison avec ces gens et j’ai décidé d’y revenir. Malheureusement, là aussi, le paysage avait changé car si le gîte était bien sûr terminé et à présent connu des touristes de nombreuses autres maisons, certaines flairant le bon coup, s’étaient aussi transformées en gîtes ; même une route a été construite ce qui fait que la tranquillité du lieu n’existe plus. Et à cause de cette belle plage, le coin est envahi par les rodriguais durant les weekends.

Mais j’étais venu quand même pour faire un peu de radio. C’était devenu plus compliqué pour moi de trouver un bon endroit pour monter mon antenne puisqu’il y avait à présent des constructions un peu partout. Finalement, j’arrive à avoir la chambre la plus élevée du gîte, la moins agréable mais qui devrait mieux me convenir. Il faut dire que ma station sera très simple avec mon IC706MKIIG et une antenne que Jacky m’a prêtée en vantant ses mérites, un long fil enroulé autour d’un mât en fibre de verre de 9 mètres, relié à un balun WiMo, lui-même relié au TX par un coax au travers d’une boîte de couplage ; cela devrait marcher sur toutes les bandes. Malheureusement les essais ne sont pas concluants, le SWR est très élevé et je n’arrive pas à résoudre le problème malgré différents tests. Après deux à trois  jours sans succès, je décide d’aller dans la petite capitale, Port-Mathurin, où je trouve une boutique qui vend du fil électrique et des dominos ; et, au retour, je monte un dipôle en V inversé que j’accorde sur les bandes de 17 à 40 mètres en ajustant la longueur de l’antenne avec des dominos selon la fréquence utilisée. Cette fois, çà marche et le SWR est excellent. Je peux alors démarrer mon activité depuis Rodrigues avec mon indicatif 3B9/F6HMJ. Les pileups se forment rapidement et compte-tenu des conditions de propagation, des faibles moyens utilisés, les OM sont au rendez-vous. Les japonais, les américains (aux heures favorables) entrent dans mon log, et cela malgré l’indiscipline de certains européens (la barrière russe est difficile à franchir !).

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Ma station à Rodrigues

 

Mon antenne à Rodrigues

 

Mais je suis à Rodrigues pour aussi profiter des plaisirs de l’endroit. Les plages sont belles, le lagon attirant pour la baignade. Les balades le long des chemins de l’île sont très agréables malgré une température élevée (il fait autour de 28°C la nuit et 35°C le jour !). Et puis les repas au gîte sont excellents avec le poisson juste pêché.

Tout se déroule alors pour moi de manière tranquille. Le 19, il faut me décider à tout ranger car le lendemain matin il faut rentrer à Maurice. J’ai réussi à faire plus de 1100 QSO malgré mes soucis du début ; j’aurais sûrement pu faire mieux mais cela me satisfait pleinement. Je ne suis plus tout jeune (76 ans) et je ne veux plus rester des heures et des heures sans interruption devant mon TX !

Comme prévu, le 20 Janvier, retour à Maurice. Je vais reprendre mon train-train quotidien en reprenant mes balades sur une île que je commence à bien connaître, en rencontrant des gens connus lors de mon séjour à Agalega…et à faire un peu de radio ; là, il me faut faire parfois un peu d’effort car certaines ouvertures se font vers minuit ou six heures du matin (en heure locale soit GMT+4). A ce jour, le 6 Février, plus de 4500 QSO (3B9 inclus).

 

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Une plage de Rodrigues Marché à Rodrigues


Le retour en métropole est prévu le 22 Février, donc je devrais avoir atteint les 5000 QSO. J’espère que l’hiver commencera à s’éloigner et que la transition ne sera pas trop brutale.

 

73 à tous,        Jacques F6HMJ

 

 

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