VY0A – Ile Fox au Nunavut

Les alentours de Churchill sont connus sous le nom de “la capitale du monde des ours polaires”. Une grande variété d’oiseaux font là-bas leurs nids en été, quand les foques et bien d’autres animaux marins et terrestres y foisonnent. La présence de cette riche faune a mené il y a quelques années à la création de Churchill Wildelife Management Area. Celle-ci inclut l’île Fox désignée refuge des ours polaires et par conséquent hors limites pour les touristes. Cela m’a fait tenter de trouver d’autres potentiels candidats pour cette  escapade à NA-186, moins exigeante du point de vue logistique. Ainsi, avec l’aide de LeeAnn Fishback de Churchill Northern Studies Center j’ai exploré d’autres petites îles au long de la côte, à l’ouest de Churchill. Cependant, l’une après l’autre, j’ai dû conclure que nulle ne  se qualifiait. L’île Fox semblait être le seul choix possible.

 

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La ville de Churchill, au Manitoba.

 

Une investigation plus détaillée m’a révélé la nécessité d’obtenir pour ce voyage à l’île Fox un permis spécial auprès de Conservation Authority. Mais en premier, il fallait établir, l’équipage de l’expédition. J’ai consulté plusieurs radio amateurs qui paraissaient intéressés à s’y joindre, mais malheureusement aucun d’eux n’a pu s’engager à cause de contretemps. Pour la protection et le support logistique on m’a recommandé de contacter Paul Ratson, propriétaire et opérateur de Nature 1st, un des services de guide les plus réputés.

Dès le début, Paul s’est entièrement engagé au projet et son aide a été essentielle au succès de cette opération. Il m’a expliqué que l’île était trop exposée et trop petite pour qu’on puisse assurer une quelconque protection contre les ours. Par conséquent, le voyage aurait été trop risquéé en été. La meilleure option était d’y aller tôt en avril, quand les animaux étaient encore dans le nord. à la recherche de nourriture. De plus, comme les eaux étaient encore gelées on pouvait traverser la baie en motoneige. Grâce aux interventions de Paul, un permis a été exceptionnellement accordé par le Ministère de la Conservation du Manitoba pour le voyage et le camping sur l’île, entre le 31 mars et 2 avril 2009. Deux guides de Nature 1st devaient m’accompagner en permanence durant mon séjour sur l’île. Par la suite Industry Canada a approuvé ma demande d’indicatif d’appel spécial, VY0A.

 

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Pays de l’ours polaire: “Défense de marcher!”

 

Comme le permis limitait mon séjour sur l’île et gardant en mémoire les péripéties de l’année passée quand pendant cinq jours on a dû rester à Goose Bay en attendant que la météo s’améliore et qu’on puisse prendre un vol, j’ai décidé d’éviter cette fois-ci le voyage en avion. J’ai opté donc, pour le train de Winnipeg jusqu’à Churchill. En dépit de la longueur du trajet, 1700 km en 40 heures le voyage permet des interactions occasionnelles avec ceux qui s’aventurent vers le nord par ce temps. De cette façon, ce genre de voyage offre la possibilité  unique d’entendre toutes sortes d’histoires passées et plus récentes sur les gens et le pays du nord. Le train avait 5 wagons: un wagon-lit, un wagon-restaurant très chic et très bien déservi, deux wagons de passagers et un wagon-trémie. 11 passagers sont montés à Winnipeg, quelques-uns sont descendus, d’autres sont montés, mais à Churchill plus de 20 passagers sont descendus.

 

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Cormorant, une petite localité située à mi-distance entre Winnipeg et Churchill.

 

Le train a quitté Winnipeg peu avant le coucher du soleil. Des centaines d’oies revenant de leurs vacances dans le sud, s’arrêtaient dans les champs et six chevreuils s’abreuvaient à 100 m des rails. Il faisait froid mais le ciel était bleu et le soleil brillait doucement. Petit à petit, les champs ont été remplacés par des forêts épaisses d’arbres, ensuite de conifères suivies par la tundra. Si à l’aube, les conifères ressemblaient à des silhouettes étranges, devenaient au cours de la journée argentés et puis d’un vert intense.Les lacs et les rivières étaient complètement gelés et la neige témoignait par les traces laissées du passage des miliers d’animaux à la recherche de vivres.

Finalement, on est arrivés au bout de notre parcours, à Churchill. Comme les jours précédents, le soleil brilliant et le ciel bleu sans nuage m’accueillaient chaleureusement. Il faisait très beau, pas la moindre brise. J’étais reposé et plein d’élan, prêt à partir et commencer mon aventure. J’avais deux guides: Sheldon Olivier et Matthew Ratson. Afin de maximiser l’opération sur l’île, Sheldon m’a attendu à la gare, tandis que Matthew et son berger allemand, Zed, nous attendaient sur l’île où les deux guides avant mon arrivée avaient déjà installé notre camp.

 

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Les effets des marées hautes dans la baie d’Hudson.

 

Après 25 km en camionette, Sheldon et moi sommes arrivés à Churchill Northern Studies Center, là où la route s’arrête. Là-bas j’ai enfilé mon équipement hivernal et je me suis préparé pour une traversée de 20 km debout à l’arrière sur les patins du traîneau long de 3-4 m, attaché à la motoneige de Sheldon. Sous l’influence des marées, l’eau de la baie en hiver gèle et peut atteindre jusqu’à 1-1,5m de hauteur. De la sorte, la surface de l’eau n’est plus lisse comme une patinoire mais au contraire parsémée de formations glacières ayant l’aspect de cônes volcaniques dont la hauteur varie entre 20-40 cm jusqu’à la taille d’une personne moyenne.

 

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La traversée en traîneau a été fort dure.

 

Si les chemins de terre étaient moins exigeants, voyager à travers cette surface pleine d’élévations où il n’y avait d’autre repère que les traces laissées auparavant par mes deux guides lorsqu’ils avaient transporté le nécessaire pour le campement, c’était une terrible aventure. Je gardais à peine mon équilibre sur les patins du traîneau, balloté en tous sens. Afin de gagner du temps, Sheldon a pris un raccourci, mais malgré tous ses efforts il n’a pas pu retrouver ses traces. Ainsi on a dû refaire tout le trajet dès le début ce qui nous a pris 3 heures et environ 55 km de parcours dans des conditions extrêmemement dures et éprouvantes pour moi du point de vue physique.

Si Sheldon s’est arrêté quelques fois pour me montrer l’oiseau officiel du Nunavut, le lagopède avec son plumage blanc comme la neige ou un renard polaire, je dois avouer qu’après toutes ces terribles secousses et dans des conditions si précaires (traîneau rigide, froid, position incomfortable, secousses violentes) je me demandais si je pouvais survivre. On est arrivés complétèment épuisés au camp au moment où le soleil descendait sous l’horizon. J’avais envie de me coucher tout de suite.

 

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Le lagopède, l’oiseau-emblème du Nunavut.

 

Mais selon mon horaire j’étais en retard, donc je me suis mis à déballer mes affaires et installer l’antenne, pendant que mes compagnons préparaient le diner et essayaient de monter dans la tente un petit radiateur pour nous chauffer. Dehors, la nuit tombait rapidement et la température de même ce qui rendait l’installation de l’antenne d’autant plus difficile. J’ai dû me mettre les bottes car la neige était trop profonde. J’avais quatre batteries d’auto qu’on rechargeait par rotation, en utilisant un générateur à gaz de 800 W. En effet, on en avait deux, un de secours et qu’on employait pour les quelques ampoules  dont on se servait sous la tente. Malheureusement, le générateur créait trop d’interférence sur la bande de 30 et 40 m. Par conséquent, je ne pouvais charger les batteries que lorsque j’opérais sur 20 m. J’ai dû même éteindre les ampoules et utiliser une lampe de poche LCD pointée sur le registre des contacts.

La transmission radio a commencé à 3.30 UTC, le premier avril. Après quelques minutes les chasseurs aux îles m’ont découvert et la cacophonie a vite pris des proportions difficiles à gérer. Compte tenu de la puissance limitée et de l’antenne monodirectionelle et des conditions de propagation pauvres, j’ai estimé qu’une opération en morse pouvait permettre le contact avec un nombre plus important de radioamateurs. Je savais que le SSB était beaucoup plus populaire, mais dans les conditions sus-mentionnées, je crois que c’était la bonne décision.

 

ilefox

Camp sur île Fox.

 

Les jours suivants, le beau temps a continué, mais durant la nuit c’était une autre histoire car la température descendait au-dessous de –20º C. Le petit radiateur que Sheldon et Matt ont installé avait comme rôle de maintenir une température minimale afin de ne pas geler pendant le sommeil dans nos sacs de couchage d’hiver. D’ailleurs, je n’avais pas planifié beaucoup de sommeil. Je portais tout l’équipement et ainsi je n’avais pas froid durant la nuit.. Pourtant, rester dans la même position assise pendant des heures et des heures, aurait engourdi n’importe qui. Malheureusement, je ne pouvais porter des gants et ainsi peu de temps après mes doigts étaient gelés. De temps en temps, je devais m’arrêter quelques minutes et les réchauffer devant le radiateur. Ça ne semblait pas être trop efficace mais l’idée seule me réchauffait.

 

na186 

Opérant de NA-186.

 

Le lendemain, on a reçu la visite des trois membres du Churchill Northern Studies Center, y compris LeeAnn, que j’ai finalement pu rencontrer après des mois et des mois d’échanges par téléphone et par courriel. On a pris quelques photos, on a causé un peu et ensuite je les ai laissés dans la compagnie de Sheldon et de Matt car je devais retourner à l’amoncelèment. Durant la journée, j’ai opéré sur 20 m et puis avec le crépuscule, j’ai passé sur la bande de 30 et plus tard dans la nuit sur celle de 40m.

L’opération au total a duré 66 heures y compris mes 6 heures de sommeil durant la deuxième et la troisième nuit combinées. J’ai fais un total de presque 3600 contacts sur les bandes de 20, 30, et 40 m avec 2800 différentes stations de 61 DXCC et provenant de six continents. Environ 85 % des contacts étaient en morse, le reste en SSB. J’ai utilisé une IC-7000 de 100W et une antenne multi-bandes à fil vertical et un mât téléscopique de 10m en fibres de verre. Voilà l’opération schématisée en tableaux:

 

CONT QSO   %        STN    %        DUPE

 

AF      6          <1       4          <1

AS      429      12        314      11        27

EU      1540    43        1216    44        139

NA      1565    44        1243    44        52

OC      11        <1       6          <1

SA      20        <1       15        <1       2

 

TOT    3571               2798               220

 

equipe 

De gauche à droite: Matt (devant lui Zed), Cindy (de Churchill Center), Cezar et Sheldon.

 

Dans les conditions de propagation données, 6% de QSOs doubles (même bande, même mode) ce n’est peut-être pas excessif. Et pourtant, j’ai du mal à comprendre pourquoi ce pourcentage ait attaint 16% et 15% parmi les stations italiennes et françaises, surtout que beaucoup de ces stations figuraient déjà sur d’autres bandes et modes.

Les premières 10 entités DXCC par nombre de QSOs et stations sont:

 

#          DXCC            QSO   STN    DUPE

 

1          K         1348    1088    43

2          JA       365      267      22

3          DL      268      219      19

4          I          253      184      41

5          VE      193      136      8

6          UA      124      95        13

7          F         122      87        17

8          G         82        68        4

9          SM      80        57        5

10        UR      70        57        7

 

L’opération VY0A a pris fin le 3 avril à 22 UTC. Malgré les deux grands traîneaux disponibles pour le transport des provisions et de l’équipement, on ne pouvait pas faire un seul voyage. Les guides ont dû refaire le trajet les jours suivants afin de ramasser le reste des affaires.

 

preparatifs

Avant de quitter l’île on a fait des préparatifs et on a emballé l’équipement.

Le retour s’est déroulé sans péripéties. On est arrivés au centre vers le coucher du soleil. Mes deux guides m’ont conduit à Tundra Inn, un hôtel très chic à Churchill. Je pouvais finalment manger à mon gré car les rationnements sur l’île ne satisfaisent pas mon appetit. Je suis allé donc directement au The Gypsies, un fameux  restaurant tenu par une famille de Portugais de Montréal. Après le diner, je voulais prendre une douche à l’hôtel, mais probablement j’étais trop fatigué et je me suis endormi tout de suite. J’ai dormi 12 heures, manquant le petit-déjeuner du lendemain matin.

 

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L’avenir des courses à traîneaux: les chiots husky.

Le lendemain, j’ai passé toute la journée à Churchill, flânant dans les ruelles, prenant des photos afin d’immortaliser les subtils changements du paysage hivernal de la baie d’Hudson et de la rivière Churchill. Churchill est une excellente destination touristique pour ceux qui s’aventurent à la découverte de l’Arctique. Chaque saison a ses charmes: l’hiver est la meilleure si on veut admirer l’aurore, le printemps si on veut observer la renaissance de la nature, les oiseaux qui viennent y faire leurs nids, l’automne si on veut voir les ours polaires se préparer pour le dur hiver et l’été si on veut voir les baleines et les bélugas. Outre tout cela, il y a une multitude d’activités en plein air qu’on peut explorer: des randonnées, du canot, de la motoneige, faire du traîneau tiré par des chiens, etc. Churchill abritte aussi quelques sites historiques comme Cape Merry, Prince of Wales Fort et le musée des Inuits qui comprend plus de 800 oeuvres d’art, expression du riche héritage autochtone et plus de 3000 objets des artisans locaux.

Je tiens à remercier ma femme, Lucia, et mon fils, Tiberius de leur compréhension pour ma passion et de leur appui moral inconditionnel. Mes remerciements sincères à Paul Ratson et aux deux guides, Matthew et Sheldon pour leur dévouement et travail au succès de l’opération ainsi qu’à LeeAnn Fishback du Studies Center, mon premier contact à Churchill. Egalement, je veux remercier mon ami, George Kennedy (VE3GHK) pour toute son aide indispensable.

 

palmier

Un palmier flottant en Artique: le drapeau IOTA.

 

Je voudrais aussi remercier pour l’appui financier reçu de IREF, ICOM Canada, GDXF, Swiss DX Foundation, Clipperton DX Club,  Mediterranean DX Club et Truro Amateur Radio Club. Je suis particulièrement redevable à W5BXX pour sa confiance et son appui enthousiaste. J’aimerais exprimer mon appréciation à mes principaux commanditaires individuels: JM1PXG, EA8AKN, JA5IU, JA8MS, JA1BPA, Anonymous (Tokyo), JF4VZT, N6PYN, VE1VOX, JE1DXC, SM6CVX, W3AWU et JA1QXY. Mille remerciements au suivants commanditaires individuels (listés en ordre alphabétique) pour leur aide généreuse: DL5ME, G4SOZ, I1SNW, I4GAD, I4GAS, I4MKN, IK8DDN, IT9YRE, JR0DLU, JH1IEE, JH1QVW, JA1SKE, JA2KVB, JE2QYZ, JA3FGJ, JA3UCO, JH4IFF, JA7DOT, JA9IFF, PT7WA, VE3IQ, VE3JV, VE3LDT, VE3UW, VE3VHB, VE3ZZ, VE7KDU, VE7QCR, VE7SMP, W1OX, WB2YQH, KD3CQ, W3FJ, WA3GNW, WA3HIC, W4DKS, W5GAI, KB5GL, WB5JID, W5VFO, W5ZPA, N6KW, N6VR, K9AJ. Fianalement, je remercie tous ceux qui ont pu inclure un don avec leur demande de QSL direct (voir VY0A sur QRZ.com).

 

VK9X/G6AY

Histoire

 

Le capitaine William Mynors de la East  India Ship Company, la Royal Mary a nommé cette île quand il est arrivé a Christmas en 1643. Cependant ce n’est pas avant 1668 que le premier débarquement enregistré eu lieu. Pendant son expédition océanographique 1872 à 1876 le docteur John Murray collecta des spécimens minéraux des fonds marin, de ce qui est maintenant l’Indonésie et  prédit que des dépôts de phosphate devraient être trouvés sur une île dans cette zone. Le débarquement de la Royale Navy sur Christmas en 1887 confirma ses prédictions et l’Angleterre annexa l’île le 6 juin 1888. Le phosphate est un composant important dans l’agriculture et dans l’industrie et le premier envoi commercial fut expédié au Japon et en Allemagne en janvier 1900. Les opérations minières ont fleuri jusqu’à la première guerre mondiale avec le Japon pour plus gros consommateurs. Quand la guerre éclata dans le sud est de l’Asie en 1941, Christmas devint une cible pour l’occupation japonaise à cause de ses dépôts de phosphates et l’île fut occupée le 31 mars 1942. Les préparatifs ont été réalisés pour miner et exporter le phosphate mais plusieurs actes de sabotage ont mené à ce qu’une très petite quantité ne soit exportée au Japon durant l’occupation. En Octobre 1945, le HMS Rother re-occupa Christmas.

 

Après la guerre l’île était administrée comme une partie de la colonie de Singapour. Le 1er janvier 1958, Christmas fut sortie de cette colonie et devint une colonie de la couronne  du Royaume-Uni. Le 1er octobre 1958, et suite au paiement par l’Australie à Singapour de 2,9 millions de Pound, la souveraineté fut transférée du Royaume-Uni au Commonwealth d’ Australie. Dans des temps plus récents, Christmas a fait sa notoriété en tant que site du IDC (Immigration Detention Center) pour le gouvernement australien à la pointe nord-ouest de l’île, capable d’héberger environ 1100 réfugiés.

 

Climat

 

Christmas a un climat relativement uniforme tout au long de l’année. Les températures varient peu d’un mois à l’autre. La moyenne journalière maximum est de 28° en avril et la moyenne journalière minimum tombe à 22° en août.

Située à environ 1000 km au sud de l’Équateur l’île à un climat tropical équatorial et elle la seulement 2 saisons distinctes : sèche et humide.

La période sèche s’étale de juin à novembre et elle est caractérisée par de longues périodes sèches avec de réguliers vents du sud-est et d’occasionnelles pluies.

 

La saison humide s’étend de novembre à mai quand l’île tombe sous influence de la mousson du Nord Ouest, quand le jour commence avec un banc de nuages venu du nord traverse l’île emportant avec lui des pluies diluviennes intermittentes.

 

La mousson apporte occasionnellement une forte houle et de violents coups de vent. Des pluies importantes peuvent durer parfois pendant plusieurs jours, bien que ce soit plus souvent une alternance de périodes humides et de temps calme. L’état de la mer dérange quelquefois les activités portuaires et de lourdes brumes apparaissent quelquefois à haute altitude également perturbant aussi les vols à l’arrivée et au départ de l’île.

 

Bien que nous étions sur l’île au milieu de la saison sèche nous avons seulement observé de courte mais sévère tempête de pluie, la seconde lorsque nous rentrions dans l’avion sur le chemin du retour.

 

Géographie

 

Située à environ 2600 km au nord-ouest de Perth, à 500 km au sud de la capitale indonésienne Jakarta et à 975 km au nord-est de Cocos Keeling, Christmas est un territoire de l’Australie dans l’océan Indien avec une surface de 135 km² et une population d’environ 1400 Chinois, Malaisiens, et résidents blancs qui vivent pour la plupart dans la partie nord est de l’île. Ceci est un reste de l’époque coloniale où de nombreux travailleurs venus de Chine et de Malaisie étaient employés dans les mines de phosphate. Suite à la réforme menée par l’union en 1980 tous sont maintenant citoyens australiens.

 

Formalités de licence

 

L’obstacle majeur pour obtenir une licence a été éliminé quand l’Australie a intégré en 2008 le système CEPT T/R 61-01, et ce, bien que le  préfixe VK doit être ajouté à l’indicatif du visiteur comme suffixe. Nigel G3TXF a dû être un des premiers à utiliser cette facilité lorsqu’il est passé par le Queensland lors de son séjour dans le Pacifique en mars 2009 ou il a utilisé l’indicatif VK4/G3TXF sans aucune protestation de la part du WIA (ou de n’importe qui d’autre), ceci étant un arrangement bien plus logique et conventionnel. Cependant, en octobre 2009, le WIA et le ACMA ont signé un communiqué de presse indiquant qu’à partir du 1er novembre 2009 et suite à la consultation de la communauté amateur, il ne pouvait plus accepter le fait d’avoir dans le suffixe une lettre utilisée comme identifiant géographiques dans les indicatifs VK9 pour démarquer chacune des six provinces australiennes, incluant Christmas. .  Le communiqué de presse expliquait que, bien que la plupart des opérations depuis les territoires exterieurs exigent un indicatif d’appel VK9 pour DX-ing, les concours ou les questions de QSL, il est autorisé, dans la réglementation d’amateur en vigueur, d’utiliser un indicatif d’appel/VK9 pour des opérations portables.

 

Tout naturellement, Jim a été conscient que l’utilisation de VK9X/G6AY serait contraire aux règles de l’ACMA et pourrait ainsi invalider notre opération pour le DXCC et le IOTA.  Nous n’avions pas envie d’employer G6AY/VK9, comme indiqué !  En conséquence, nous avons posé la question à Jim VK3PC qui avait envoyé le communiqué de presse et nous avons reçu une réponse très rassurante « J’emploierai VK9X/G6AY.  Le monde du DX sait où est VK9X, même si «  notre » WIA ne le sais pas ».

 

Vols

 

J’ai rapidement constaté qu’il y avait un vol charter hebdomadaire (AIOTA) utilisant les avions de la Malaysian Airlines  depuis Kuala Lumpur (KL) via Singapour.  Les vols depuis Londres avec Singapore Airlines coïncidaient bien avec les vols charters et en août 2009 j’ai réservé les deux sièges au départ d’Heathrow (départ le 19 février 2010, retour le 27 février 2010).  J’ai également réservé et ai payé des arrhes sur pour les vols d’AIOTA entre Singapour et Christmas, avec le solde à régler en décembre.

 

Problèmes

 

Quand j’ai contacté l’agence de voyages sur l’île en décembre pour payer le solde, j’ai été informé que la compagnie AIOTA n’opérait plus cette ligne.  Elle était maintenant exploitée par Christmas Island Airlines à des heures légèrement différentes et, d’une manière plus importante, sans arrêt à Singapour.  Ceci signifié que nous devions changer notre date de départ pour  le 18 février,  effectuer un vol de correspondance de Singapour à Kuala Lumpur, rester une nuit et prendre notre vol charter vers l’île au matin du 20.  Il était évident que l’agence était fortement embarrassée car ils ont dû nous réserver des places sur le vol correspondance de Singapour à KL A/R gratuitement.  Nous avons dû payer des extras pour  les changements de vols de Londres à Singapour mais aucune modification n’a du être apportée pour le vol retour. Pour la nuit du 19 février, j’ai réservé une chambre dans l’hôtel Airport, qui est proche de l’aéroport et desservi par une navette gratuite.

 

Logement

 

Je suis entré en contact avec le CITA, association touristique de l’île Christmas, qui gère différentes propriétés à louer, en leur expliquant le principe du radio amateurisme et les motivations de notre séjour. Leur recommandation était que nous louions deux chambres au « Sunset », placé en haut de la falaise à l’extrémité du nord-est de l’île avec un bon dégagement pour l’Europe et la majeure partie de l’Asie.  Les propriétaires étaient très heureux que nous puissions ériger nos antennes et nous ont attribué des chambres aux deux extrémités du premier étage avec vue sur l’océan.

 

Compétition !

 

En juillet 2009, quatre opérateurs allemands ont annoncé une DX-pedition sur Christmas en novembre/décembre, avec une activité de 160 à 10 m avec amplificateurs en CW, SSB et modes digitaux.  L’opération VK9XW & VK9XX a réalisé un superbe boulot, se concentrant principalement en CW sur les basses bandes et faisant 27.000 QSOs sur une période de deux semaines.  Naturellement, j’ai dialogué avec René DL2JRM, qui a été assez aimable pour fournir beaucoup d’informations utiles.

 

Les antennes

 

Katrina du CITA m’a envoyé quelques photographies du Sunset et des abords afin de nous donner une idée d’où nous pourrions installer nos antennes, mais il n’à semblé n’avoir aucun arbre (ou assez haut) convenablement disposé.  Je lui ai demandé si elle pouvait nous suggérer quelqu’un à qui nous pourrions louer quelques poteaux d’échafaudage et nous donner un tarif pour nous aider à les ériger.  Elle nous a recommandé John McDonald, mieux connu sous le nom de Johnny Mac, avec qui nous avons échangé un certain nombre d’emails en expliquant ce que nous voulions.  Cependant, il était clair que nos suggestions, basées sur les photos de Katrina, les commentaires de Johnny et les images de Google Earth étaient irréalisables et nous avons dû attendre d’être ensemble sur place pour prendre les décisions définitives.  Cependant, il n’y avait aucun problème pour Johnny à fournir des tubes de 6m de long, diamètre 50, de la corde pour haubaner, ce qui fut un grand soulagement.

 

Antennes et équipement

 

Jim est un grand amoureux des dipôles tandis que je préfère utiliser un doublet de 30 mètres alimenté avec une ligne bifilaire 300 ohms.  Avec une petite boîte d’accord, le doublet couvre toutes les bandes de 80 à 10 mètres et il est facile de changer des bandes sans quitter le shack.  Même en journée, changer les dipôles de Jim tend à être une opération à deux personnes.

 

Jim a pris son Elecraft K2 et son ordinateur portable tout neuf avec Wintest sous Windows 7 dans son bagage de main.  J’ai pris mon Kenwood TS-570D et j’ai apporté un nouvel  ordinateur portable avec N1MM.  À mon grand regret, le lecteur de disquette de  mon vieux Compaq avec Win95 et CT,  après avoir tant voyagé a fini par rendre l’âme et a été remplacé.

 

Voyage


Nous nous sommes retrouvés au terminal 3 de Heathrow pour le vol de nuit vers Singapour.  Nos sacs ont été enregistrés pour KL sans difficulté, bien que nous devions récupérer nos cartes d’embarquement  à Singapour pour le transfert Singapour -> Kuala Lumpur.  Le vol était calme, de même que le transfert; les bagages sont bien arrivés.  Malgré un email de confirmation, l’hôtel n’a pas trouvé trace de notre réservation mais ils sont parvenus à nous trouver une chambre.  Nous nous sommes accommodés d’un sommeil changeant et d’un petit-déjeuner matinal avant de prendre le bus pour retourner à l’aéroport pour nous enregistrer.

 

Le vol était à moitié plein ; Jim et moi avons eu une rangée de sièges pour nous seuls.  Les formalités de douane et d’immigration étaient longues, bien que la plupart des passagers aient des passeports australiens.  Les Australiens sont paranoïdes au sujet de l’importation des plantes et des insectes mais nous avons du semblé être respectable, car nos sacs ont été simplement passés aux rayons X et déclarés exempt de toute contrebande.

 

J’avais réservé un taxi pour le transfert à partir de l’aéroport et le conducteur nous attendait comme convenu.  Johnny Mac s’est également présenté en promettant de nous rencontrer au Sunset plus tard, pour nous aider avec les antennes.  Le chemin depuis l’aéroport a pris environ 15 minutes et nous avons été déposés au Sunset, qui été désert . Seule une note sur la porte de la réception confirmait notre réservation.

 

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Installation des antennes

 

Nous avons juste eu le temps pour nous changer et faire un tour rapide avant que Johnny Mac n’arrive avec des poteaux d’échafaudage pour faire deux mâts de 12 mètres d’hauteur.

 

Il y avait apparemment des bâtiments abandonnés sur le côté et un palmier plutôt bien placé vers le nord, ainsi j’ai décidé de placer mon mât au milieu des broussailles à l’extérieur d’un de ces bâtiments, à quelques mètres du bord de la falaise, l’attacher en 3 points et placer le centre de mon doublet en haut. Les deux extrémités étaient attachées au palmier pour l’un et au toit du Sunset pour l’autre, faisant ainsi face au nord-ouest.

 

L’emplacement du mât de Jim était un peu dû plus problématique à cause  de la voie d’accès, mais après quelques discussions, nous avons décidé de l’attacher à un poteau en bois, de l’haubaner et d’attacher ses divers dipôles en tant V inversés.  Le mât de Jim était même plus près du bord de falaise que le mien, faisant également face au nord-ouest.

 

Il faisait très chaud et nous avons eu besoin de gants de type industriels pour pouvoir manipuler les tubes d’échafaudage après qu’ils aient été au soleil mais nous avons érigé les mâts et les antennes dans un temps record.  Nous avons placé des isolateurs en plastique au sommet des deux mâts et avons passé une drisse en nylon pour faciliter les changements d’antennes, ce qui était une nécessité pour Jim.

 

Il était alors temps de se retirer au pub local pour se réhydrater et récompenser Johnny pour ses efforts, car il a refusé toutes autres formes de remboursement.

 

Sur l’air

 

Jim a décidé d’ouvrir le bal sur 17 mètres, et fût immédiatement occupé principalement avec un pile-up européen.  Son premier QSO fut avec UA9CCP à 10h13 UTC (heure locale 1713).  Mon premier QSO fut JR5DPV sur 20 mètres à 10h47 UTC mais je n’arrivais pas à produire de pile-up, alors j’ai essayé le 15 mètres, sans beaucoup de succès avant de m’affairer à un beau run de JA principalement sur 30m.

 

Après deux ou trois heures, nous avons fait une pause pour le dîner.  Étant un samedi, tous les restaurants étaient fermés, excepté un, situé à quelques encablures de là. Nous avons alors découvert à quel point le coût de la vie sur l’île est important, principalement en raison du fait que la plupart des choses doivent être importés en plus de la présence du personnel de l’IDC.  La situation ne c’est pas améliorée avec le changement défavorable du taux de change depuis août 2009, en passant d’un taux de 2:1 à environ à 1,6 : 1.  Un dîner simple et une bouteille de bière ont coûté entre £20 et £25. Après dîner, nous étions de retour sur les bandes pendant quelques heures avant de chuter dans le lit, absolument épuisées.

 

Le Sunset possède un réseau WiFi et une connexion internet raisonnable. Ainsi, nous avions prévu de télécharger le log quotidiennement sur mon site Web.  Après un upload réussi le matin du 21 février, le site à eu une défaillance et je n’ai rien pu faire jusqu’à ce que je sois revenu à la maison.  Ce qui était intéressant était la possibilité de se connecter au cluster et d’observer les spots entrants et les commentaires.  Il était également très utile de pouvoir envoyer un spot en commençant une nouvelle session, plutôt que devoir attendre que quelqu’un nous repère.

 

Les conditions ce sont beaucoup améliorées vis à vis de celles éprouvées depuis plusieurs années, avec le SFI autour de 84 lors de notre séjour.  Le 21, j’ai trouvé le 15 mètres ouvert vers le Japon et l’Asie à partir de 5h00 UTC, et l’Europe vers 7h00 UTC.  Jim a trouvé le 12 mètres ouvert en direction de l’Europe vers 11h00 UTC.  J’étais stupéfait de trouver le 10 mètres ouvert vers l’Europe en même temps et nous avons fait de notre mieux pour tirer profit de ces ouvertures.

 

Pour réduire au minimum le nombre de QSOs double, nous avons convenu que, autant que possible, nous resterions chacun sur des bandes différentes.  J’ai travaillé principalement sur 30, 20, 15 et 10 mètres, tandis que Jim fonctionnait principalement sur 40, 17 et 12 mètres.

 

Pendant une soirée, tandis que nous changions un des dipôles de Jim, la drisse dégringola vsur nous en bas.  Seulement une chose pourrait s’être produite, et c’était le frottement de la corde de 2mm de diamétre dans l’isolateur qui l’avait cisaillé.  Il serait nécessaire d’abaisser le mât et de remplacer l’isolateur et la drisse, pas un travail que je n’étais pas disposé à réaliser dans l’obscurité, à deux. Ainsi nous avons temporairement calé le dipôle de 20 mètres plus bas, du mieux que nous pouvions et Jim fut surpris des résultats.  Le matin suivant, nous avons contacté Johnny Mac, qui est descendu dans l’après-midi et très rapidement les choses sont revenus à la normale.

 

Une autre chose s’est produite lorsque j’ai été contacté par le directeur du Sunset qui été accompagné d’une dame qui a voulu me parler « au sujet de mes fils ».  Ma première pensée était que je provoquais des TVI, mais en fait, il s’est avéré qu’elle était la propriétaire du terrain sur lequel mon mât était installé et voulait qu’il soit enlevé au cas où il « tomberait vers le bas et blesserait quelqu’un ou endommagerait quelque chose ».  Elle avait déjà coupé la corde fixant l’extrémité de l’antenne au palmier.  J’ai expliqué qu’abaisser le mât sans risque exigeait trois personnes et que nous devrions entrer en contact avec Johnny Mac, mais que nous allions nous en occuper.  Johnny a discuté un peu plus tard avec le petit ami de cette dame et le problème fut résolu.  Je n’ai pas remis l’antenne sur le palmier, mais j’ai trouvé un point d’attache alternatif  sans noter aucune différence dans les performances de l’antenne.

 

Pratiques

 

Généralement, les pile-up étaient fournis mais se comportait bien et je n’ai pas constaté de de QRM.  Les stations essayant de faire des QSOs double ont toujours été un problème mais je reste très ferme avec eux en précisant « QSO B4 » avant de passer à autre chose.  Seulement à deux reprises les stations concernées ont discuté et j’ai alors noté ces deux QSOs.  Jim a fait environ 40 doubles le premier jour, mais il a ensuite suivi la même méthode que moi.

 

Nous avions été en particulièrement invités à écouter les stations nord-américaines, car il a été dit que le groupe allemand avait ignoré les ouvertures, (bien que les statistiques sur leur site Web semblent réfuter ceci).  Le short-path n’a pas été aidé car il passait par la colline directement derrière l’hôtel.   En conséquence, quand une station des USA cassait le pile-up, nous avons demandé aux autres stations de s’arrêter pour voir s’il y avait d’autres.  Dans les premiers jours, il était difficile de persuader les Européens de faire ainsi.  Il y avait une station G0 bien connue, malheureusement un membre de CDXC (Chiltern DX Club) qui ne cessait pas d’appeler et il a été mis sur la liste noire que nous avions en commun.

 

Avec l’amélioration des conditions sur les bandes hautes et l’excellent travail sur les bandes  basses que les Allemands avaient fait en novembre 2009, nous avons décidé de nous concentrer sur 15, 12 et 10 mètres autant que possible.  Nous n’avions pas prévu de faire du 160 mètres mais j’ai essayé le 80 mètres pendant une soirée et j’ai appelée CQ pendant environ 30 minutes mais j’ai fait seulement un QSO – avec un UA0, il n’y avait donc aucun doute que cela ne servait à rien.  Jim a trafiqué sur 40 mètres vers la fin de la semaine après que le 17 mètres ne soit fermé.

 

Statistiques

 

La table ci-dessous montre la répartition des QSO par bande :

 

BANDE

80

40

30

20

17

15

12

10

TOTAL

G3RTE

0

902

138

212

2,396

0

1,321

0

5,040

G3SWH

1

0

1,790

663

0

2,305

0

457

5,216

TOTAL

1

902

1,928

875

2,396

2,305

1,321

457

10,256

 

La table ci-dessous montre le nombre d’entités :

 

BAND

80

40

30

20

17

15

12

10

TOTAL

DXCC

1

63

77

58

80

77

64

44

102

 

Arrivée à la maison

 

Le vol de retour pour KL a quitté l’île à 12h05 heure locale (0505 UTC) le 27 février et nous avons eu la possibilité d’enregistrer nos bagages jusqu’à notre destination finale, Heathrow, bien que nous devions quand même récupérer nos cartes d’embarquement à KL et Singapour.  Les vols furent calmes bien que nous ayons réalisé que venions de voler entre Kuala Lumpur et Singapour pour la troisième fois de la journée !  C’était un long voyage, pas facilité par le fait que quelques enfants dans la carlingue se soient réveillés pour pleurer toutes les demi-heures pendant le vol Singapour – Londres.  L’arrivée à Heathrow a eu lieu à 5h45 UTC le 28 février et les bagages sont également bien arrivés.

 

Le log brut a été téléchargé dans LoTW le 4 mars et a été également été chargé sur mon site Web (www.g3swh.org.uk/christmas-island.html), montrant l’indicatif d’appel de l’opérateur pour chaque QSO.  Une QSL spéciale en couleur est disponible en direct avec SAE et  l’affranchissement pour le retour.  Les cartes par le bureau peuvent être demandées sur le site Web et seront traitées aussi rapidement que possible.  Les cartes sont également disponibles par le traditionnel  bureau QSL.

 

Nos mercis particuliers vont à nos XYLs, Cheryl et Jan pour nous avoir permis de partir ; à Katrina de l’association touristique de l’île Christmas (www.christmas.net.au) ; à Kashirah de l’agence Travel Echange Christmas Island pour s’être occupée des vols ; à Angie et à tout le personnel du Sunset et à Johnny Mac pour l’aide avec les mâts d’antenne (qu’aurions nous fait sans lui ?) ; aussi bien qu’à tous nos sponsors : (RSGB, Chiltern DXC, GM DX Group, EUDXF, GDXF, Clipperton DX Club, SWISS DX Fundation, West Tenessee DX, association, Nippon DX et Singapore Airlines) pour leur soutien et pour avoir rendu cette DX-pedition possible.

 

Trad : F5CWU

Compte-rendu – F5KAQ/P – St Nicolas – 2009

Nous y voila vendredi 11/09 il est 9H et une grosse partie de l’équipe est rassemblée au port de BEIG MEIL et attend le bateau qui doit nous transporter vers ST NICOLAS EU-094. Depuis la veille F6ENO F6ACH F6CMC F9ZG et F5NKX se sont retrouvés à QUIMPER pour faire quelques course en vue de notre séjour sur l’ile. F8PDR et F5RJM devant nous retrouver en soirée. les push pool sont térriblement chargés antennes, coax, émétteurs, linéaires, alimentation, couchage etc etc c’est fou ce qu’il faut prévoir pour une semaine complète en quasi autarcie HI. Donc ce vendredi le soleil brille et la mer est peu agitéece qui me rassure je me voyais pas faire la traversée avec des creux de 4 m. Nous faisons connaissance avec notre capitaine et commençons le chargement du bateau, pendant ce temps F6ENO et moi recevons la presse locale LE TELEGRAMME DE BREST et OUEST FRANCE qui sont venus à notre rencontre et qui publieront un article sympa sur notre expédition. 09h30 tout est paré, et c’est partipour 8 jours. la traversée dure 1h15 et ce fait avec plaisir, ma mer est peu formée, le soleil brille, bref c’est super.

 

 

 

 

 

 

10h45 arrivée au port de ST NICOLAS, l’ile n’est pas vraiment déserte, il y a des menbres de l’école de plongée qui font eut entrainement l’eau est limpide mais pas très chaude. Nous nous apercevrons pendant le séjour que l’ile est assez fréquenté avec beaucoup de plaisanciers venu faire une virée sur l’archipel pour un jour ou deux. Nous prenons posséssion de notre QRA de la semaine qui est en fait l’annexe de la mairie de FOUESNANT l’ archipel des GLENANS étant rattaché administrativement à la commune de FOUESNANT. Nous avons de la place, cuisine et salle au rdc et 4 chambres à l’étage qui nous sont réservées. L’heure suivante est occupée à débarquer et transporter notre matériel à l’annexe de la mairie. Premier gastro sur l’ile et vite fait nous attaquons le montage des antennes (qui va s’avérer à rebondissement) nous avons prévu 2 beams 14/21/28  1 four square 40m 1 bazzoka 80m 1 dipole 30 m et 1 R7 pour les bandes warc. Rapidemment Benoit F8PDR et Denis F5RJM dresse la 4 square pendant que le reste de l’équipe monte les 2 beams et la Bazzoka. 18 h nous avons bien avancé et là PATATRAS le capitaine du bateau qui fait également office de responsable sur l’ile nous annonce qu’il nous faut tout démonter car nous avons installé trop près de la piste servant à l’hélicopter de la sécurité civile et il ne faut pas d’obstacles en cas de venue de l’hélico ? vu l’heure le démontage est remis au lendemain. En attendant nous installons le shak dans un local abritant les pompes servant à alimenter l’ile en eau non potable. l’installation prend du temps nous avons prévu 3 stations actives en même temps CW / SSB et DIGIMODES, et le nombre de coax à tirer est impréssionnant et pour comble des ennuis nous avons été obligé de changer l’arrivée des coax (suite aux changement de place des antennes) finalement la nuit arrive et il n’y a vraiment que le dipole 30 m qui soit vraiment opérationnel .

 

Le 12/09 après un p’tit dej rapide c’est reparti on démonte la 4 square, la bazzoka le dipole 30m pour les changer de place du coup les premiers QSO ne se feront qu’en début d’après midi, c’est galère galère. les beams étant restées (provisoirement) en place, l’activité commence en CW et en DIGIMODES peu de client le propa n’est pas terrible et de + nos avons un QRM S9 ce qui nous obligera à déplacer également les 2 beams. Si la propa n’est pas bonne le WX lui est superbe et il fait même chaud. Vers 15h nous récupérons en provenance de BENODET les 2 derniers menbres de notre équipe F4FFH et F5HVI ce qui porte à 9 le nombre d’opérateurs prêt à en découdre HI. les stations HF sont prêtes et fonctionnent il nous reste encore à trouver un emplacement pour Rolf F9ZG qui opérera de 144 à 10 GHZ. Rolf s’installe le lond d’une jetée en bois au bord de la mer et en plein air dans un endroit bien dégagé. le soleil ne se dément pas et c’est certainement Rolf qui est (pour l’instant) le mieux installé.

 

Le rytme est parti, les 3 stations fontionnent bien mais la propagation sur les bandes 21 / 24 et 28 n’est pas au rendez vous? nous avons beau appeler, nous n’avons que peu de réponse, seulement 21 qso iur 15 m et 1 sur  12m, c »est d’autant plus désolant que la semaine suivante ces bandes seront ouvertes. Par contre le WX lui est eu rendez vous il y a pas mal de touristes sur l’ile qui viennent avec leur voilier passer une soirée, nous avons d’ailleurs eu la visite d’un OM du 29.

Sur VHF et UHF le rythme n’est pas le même qu’en HF , mais la qualité est au rendez vous, Rolf F9ZG est QRV jusqu’au 10 GHZ et a contacté 3 oms de la région parisienne sur cette fréquence ce qui n’est pas rien

Il s’agissait d’ailleurs de la première activation de l’archipel sur 70 / 23 et 3 cm et il y aura peu d’élu dans le log. Rolf a bénéfiicié de 3 à 4 beaux jours, mais à partir du mardi après midi le temps c’est gaté, nous n’avions pas de pluie, mais du vent et du temps gris.

En HF nous montons en puissance 654 qso le 12/09 – 978 le 13/09 – 1354 le 14/09 avant de redescendre petit à petit 1132 le 15/09 – 879 le 16/09 – 914 le 17/09 et finalement 342 le dernier jour .

Nous avons contacté 37 stations d’afrique, 239 d’asie, 784 d’amérique du nord, 6 d’océanie, 34 d’amérique du sud et 5462 d’europe.

 

Le 16/09 Alain F6ENO a eu un coup au coeur, la station FT5GA nous appelait ( cela correspondait au démarage de ses émissions ) malheureusement il faut se rendre à l’évidence, il semblerait que l’on nous ai joué un vilain tour car après vérification nous ne sommes pas dans son LOG.

 

Sur l’océanie nous avons contacté 3 ZL sur 40 m / 1 VK sur 40 M / 1 FK et 1 KH6 sur 20 m. la four square à bien fonctionné malgré un problème de connexion pour réperer les directions.

 

Dans l’ensemble nos antennes étaient bien réglées peu de TOS mais un QRM pas possible qui nous a beaucoup handicapé en réception. La R7 qui était réservée pour les bandes 17 et 12 m nous a permis de contacter environ 280 stations dont 1 seule sur 12 m. La semaine s’est ainsi déroulée rythmée par les coups de propa, Notemment la soirée du 14/09 avec une soirée US en SSB avec un allongement de la propa et 2 autres coup au coeur avec 2 KH2 de contactés mais malheureusement hors de GUAM  hi.

 

Nous sommes déjà arrivé à la fin de la semaine et c’est déjà l’heure du démontage F6ENO Alain qui ne dormait pas s’est offert sur 40 m une dernière ligne droite en beauté en contactant de bonne heure de nombreuses stations EUROPEENNES bien sur mais également US et 2 ZL. Le démontage commence sous une fine pluie ( la première de la semaine ) mais cela ne dure pas et c’est vers 12 Heures locales que nous faisons le debriefing sous un beau soleil. Dernier repas sur l’ile ( merci au cuisinier F6ACH ) qui s’y est collé une bonne partie de la semaine et nous voilà prêt a charger le bateau. le soleil à le bon gout de revenir et le vent s’est quasimment arrêté de souffler au point que l’éolienne de l’ile ne tournait plus. Le voyage du retour s’est déroulé sur une mer d’huile et a permis à Rolf de récupérer un peu du coup de froid attrapé sur l’ile les 2 derniers jours. 16 Heures arrivée à BEIG MEIL et après déchargement du bateau et rechargement dans les voitures, il est l’ heure de nous séparer et de renter à nos qra respectif.

 

le bilan est positif 6262 qso en HF et une centaine en VHF / UHF

CW: 3736 qso dont 383 NA / 15 SA / 3118 EU / 13 AF / 5 OC et 202 AS

SSB: 1850 qso dont 356 NA / 12 SA / 1444 EU / 16 AF / 3 OC et 19 AS

PSK31: 667 qso dontt 47 NA / 7 SA / 586 EU / 9 AF / 0 OC et 16 AS

RTTY: 2 qso dont 1 NA et 1 EU

 

Bref nous sommes heureux d’avoir pu nous retrouver pour cette 3èeme expédition de F5KAQ et d’avoir pu permettre à de nombreuses stations de contacter EU-094. Les QSL vous parviendront pour le début 2010

 

73 qro de toute l’équipe, Jean-Jacques F5NKX

HI9/EA3BT et HI9/EA3WL

After so many years being active in the world of ham radio, and mainly realising DXpeditions to different parts of the world, many of you already know us and when we have the pleasure to meet you personally, we always receive similar questions: When are you going to make a new operation? Where are you going next?… And our answer is always the same: We don’t know !  I must recognise that sometimes we do not tell the complete truth, as there is always a project in mind, but lately, when we answered that we were not going to start any radio project at least till 2010, when it is expected that the propagation conditions improve a bit, I can assure that we were telling the truth.

 

Our last DXpetition experience in Bangladesh, which took place in January 2007 left some kind of bitterness in us, not because of the human quality of the team, but the reason was because it was a bit disappointing that all the effort that we invested in that project didn’t get a reward with good propagation that could have given a QSO to all those who wanted to contact with that DXCC entity. Because of that, Josep and I decided that we wouldn’t plan anything seriously till the conditions improved.

 

After a hard year of work and after having spent all the summer studying for my competitive exam at my job, December arrived with a good new: I passed the exam. And because we were going to celebrate our 22nd wedding anniversary by the end of January and the 1st of February our “little” child Marc would be 18 years old … we had a lot of things to celebrate and decided that we deserved a good prize: a fantastic journey.  As this winter has been quite crude, we wanted to go to a place with good temperatures where we could relax and disconnect from the outside world. I had to be a place easy to reach, as we didn’t have plenty of time for preparing the trip, and quickly we decided that we wanted to go Dominican Republic, as this was a place where we also wanted to go, but for different reasons we always chose a different option. Decided: we were going to the Caribbean. I started to surf in internet, trying to find a good offer and a nice place where to expand our bones! Originally, this was going to be a relax trip, but as many of you that have taken part in a DXpedition, it is hard to go to a far place and not thinking of bringing the radio with you. So we decided that something of radio should be done during our spare time, and contacted with INDOTEL, the ham radio authority in the Dominican Republic, and got a quick response: there was no problem to obtain the licence, but we had to apply for it with no delay, as Christmas Holidays were close and they couldn’t guarantee them. It is recommended to apply for a licence with a month in advance.

 

We had to take a quick decision. As we were going to do radio, why not operating from an interesting place? . The Dominican Republic is not a very demanded DXCC entity, so we had to find another option, and finally thought that an IOTA reference could be a good option. Those that take part in the IOTA Program will already know that HI has only 2 references: NA-096 for the main island, and NA-122 for all the coastal islands. The second reference had more demand as it was only credited by the 28% of the IOTA participants.

 

We got it: NA-122 was our option. We remembered that many years ago we already have thought to make that operation, and there was a small hotel in Cayo Levantado (Levantado Key), but finally it was rejected as we were told that the conditions were not very good (it didn’t have 24-hours power supply) and the hotel finally closed. That island was our only option, as all the other coastal islands are inhabited and some of them are Natural Reservation, and you can only stay there with official permit and we didn’t have enough time for all that matter.

 

Surfing in internet we had a great surprise: a spanish hotel chain bought the old hotel and built a fantastic luxurious hotel which was already inaugurated in 2007. The place was idyllic … but we quickly had a doubt: would they allow us to install our antennas in a place where it is supposed that people go to relax? We soon got an answer from the Resident Manager of the hotel, Mr. Victor Pérez, saying that before giving us an answer he had to know more about what we were asking, as no other guest had asked those things before. We sent him a picture of the antenna that we were going to bring, a Cushcraft MA5B, and after a pair of days he answered that there was no problem.

 

We had the OK from the hotel and we just needed the licence. If finally arrived before the end of the year, some days in advance of what it was expected. We must say that we always received a great collaboration from Mrs. Patricia Heredia at INDOTEL, who always had a kind answer to all our e-mails.

 

Everything was in its way, and during Xmas holidays, Antonio (EA3AON) helped Josep to prepare the antennas and invented a system that should let us easily raise the beam. We expected to place the mast directly in the ground, as for the pictures that we could see and after consulting it with Mr. Perez, we rejected to place it in the balcony of our room, because of the structure of the buildings. We had to take a mast not shorter than 7 meters high, and we had to bring it from EA, as we didn’t want to repeat the experience that we had in Bangladesh, where we bought some tubes in a local market and they didn’t bear the weight of the beam and doubled nearly 90 degrees the first time that we tried to raise it.

 

They worked hard in the adjustment of the beam and in the special hoisting system, which was a system of pulleys placed in the top end of the mast, which finally worked.

 

But … what about 40 and 80 meters? And digital modes and CW?…. Finally, what it should have been a simple trip of relax was becoming a full DX-pedition … and finally we decided to travel loaded as a donkey once again. We choose to go with the  Butternut HF2V for 40 and 80 meters.  And due to the pernicious conditions of propagation we couldn’t forget the lineal amplifier, an Ameritron ALS-600. Well, finally our luggage was overcoming 100 Kg and we had to go on with the preparations. Jorge (EA8TL/3) and Jaume (EA3JW) help us with the software that we were going to use … and we just had to wait for our plane.

 

Finally the departure date arrive, and on January 20 we started our own marathon: Barcelona, Madrid and finally Santo Domingo. We landed and we just had to wait for our luggage. While we were in front of the luggage belt, we expected that nothing was forgotten in another airport. We smiled when we saw a man coming with our antennas  … we were lucky. Luggage started to appear, hundreds of huge suitcases, but no trace of our damned red suitcase where we carried the lineal amplifier and other material. After half an hour we were unlucky … but there were more people in the same situation so we didn’t lose the hope. The belt stopped and everybody thought that no more luggage was coming. We couldn’t believe it: our damned red suitcase was lost once again. That suitcase is damned as it usually never arrives at its destination … but normally this happen on the way back!!! We were resigned to doing the claim, when one of the keepers went into the hole where the suitcases were supposed to appear and told us that something was obstructing the belt. He fixed it, but after 2 or 3 more the belt stopped again. They tried it several times, but finally decided to change to another belt. Chaos and confusion. Another belt was opened and …. eureka, after a while our wonderful red suitcase appeared.

 

Now, with all the luggage in our hands, we just had to go through the customs. If our luggage had appeared quickly we are sure that we wouldn’t have had any problems because of all the initial confusion, but after having been waiting more than 40 minutes with a skiing bad and a big box … we were not going to cross the customs so easily as the officers had been observing us for a long time. They asked what we were carrying and after a long explanation and showing all the permits, the officer decided that we should leave the antennas and come back in the next morning, as all the offices were already closed (it was 8 pm). Without losing our calm and with good words, we convinced him that that was impossible for us to come back in the morning as our hotel was situated 200 km far away from the capital and we had no way to come back. In the end, he allowed us to pass, not before telling us that although Indotel had told us that we would have no problems with customs, the rules are established by another department and they could decide what to do. So, we recommend that if you want to go to HI land with a radio equipment, you should get in touch with the Custom Department in advance.

 

After flights, links and waits, it took nearly 24 hours to reach our destination, and we already had 3 more hours of bus from Santo Domingo to Samana, without forgetting the boat to the island. It was dark night and all those who have already visited that country will know that roads are not very good and that native drive in a special way. With a lot of patience, we get accommodated in the van with a pair of couples that were going to the same hotel, and looked at us with some surprise at the vision of a skiing bag in the middle of the Caribbean, so we were a bit obliged to break the ice and told them that we didn’t expect to ski in the Caribbean mountains, but we were going to make some radio and that the antennas were in the bags. ‘How interesting!!!’, was their answer, although it didn’t sound very convincing.

 

The journey was quite long, although luckily the Government has constructed a toll motorway connecting Santo Domingo and Samana Peninsula and now the trip last 2 hours less. But that fantastic motorways was just a simple road with 2 rails, one for each way, but with good pavement, considering the average situation of the other roads. And the price is so high for local people that there was few traffic. The journey was easy and after some sleep, we finally arrive at our destination.

 

It was midnight, and we were 2 hours late from our expected arrival time. So there was no trace of the boat that had to take us to the island, and we had to wait for the boat that brought the staff of the hotel that had finished their shift of work, but they were singing and joking. After 15 minutes on the boat, we finally disembarked in the island. We made a quick check-in and took a small electric train (which is the way of transportation for all the guest in the island) to our room. We got a luxurious individual villa, with a TV room, a huge bathroom with jacuzzi, a huge bedroom with another TV and a porch looking to the sea and another external jacuzzi, and we also had 24 hours services. What else could we want?.

 

While I was strolling in the house, Josep looked for a place for the beam… and in the middle of the dark detected that the only possible place was a small clear in front of the house.  Although it was past midnight and we have been more than 30 hours without sleeping, we decided to try how the 24 hours service room worked and ordered a pair of cheese burgers and some drinks, and started to unpack part of the luggage in order to being on air as soon as possible as we only had 6 days for operating.

 

We woke up very early, before 7 am and after checking that, in fact, the clear that Josep had discovered the last night was the only possible spot were to install the beam. After a good breakfast, we immediately started to build up the beam. Personally, I could never see the hoisting system before so I had quite curiosity to see how it would work. At a first glance, the system was simple. We mount the mast, with the pulley and the system of flying ropes and fixed the beam to it. We started to pull up … but it didn’t work: we had tighten the beam to the PVC tube that it had deformed a bit and the tube wasn’t slipping. We slackened and finally, not without effort, we could hoist it. The system worked, but Josep took note of its failures and decided that it should be modified if we wanted to use it in future activities.

 

The beam was well tied, so we could start to be on the air. We connected everything and checked that there were some European station in the 20 meters band. We decided to send our first CQ de HI9/EA3BT on 14.260, the IOTA frequency but… no answer at all. He sent several CQ but no answer at all, so we started to be a bit upset … Was anything wrong? We chose for the easiest solution: calling Antonio for checking if he could hear us. Luckily it was lunchtime and he was at home, so he quickly appeared in the frequency and could checked that we were crossing the ocean and could be hear at EA3 land. But we had a small problem: the switched power supply that was supposed to work with 110 V it didn’t work properly and the equipment couldn’t work with 100 W … so we had to use just 40-50 W and then the lineal amplifier just showed 300 W output. That was a nuisance as the propagation conditions were very poor and we needed as much power as possible if we wanted to reach EU or … even JA where NA-122 is one of the most wanted references as it is nearly in its antipodes.

 

Josep decided that the only easy solution would be trying to find a car battery to connect it between the equipment and the power supply. The equipment would have 12 V from the battery car and this, while connected to the power supply, would get charged without interruption.

 

But we had to get the battery. I left Josep with a good pile-up, organized after Antonio put the first spot in the cluster, and went to the lobby in order to greeting Mr. Perez, the director, for his kindness and for the great emplacement that he gave to us … and also asking him another thing: achieving a battery. His answer was affirmative, but there was a problem: it was holiday in Samana and all the shops were closed so he couldn’t buy it till the next day.

 

Resigned, I went back to the villa and told Josep that we had to wait till the next day, but showing a nice smile he told me that we didn’t need the battery any more. Just when I left, the chief of maintenance came and asked him to tie the ropes in a different place from the lamppost as it was a bit fragile and he couldn’t guarantee that it would resist, and he was also interested in all what we have already installed, as no other ham radio operator had already been in the hotel since it was opened again. Josep explained him the problems that we had and he told him not to worry anymore as he would send an electrician to put us a 220 V direct line to feed the station. We were lucky again … although the electrician didn’t appear till the next day, but we finally achieved full power with our lineal amplifier.

 

Later, I started to operate so Josep could continue mounting the vertical antenna for 40 and 80 meters as we wanted to be on the air in those bands as soon as possible, and so we did that night.

 

We must say that during the six days that the operation lasted, the pile-ups were continuous and the signals in 20 and 17 metres towards Europe were very good, so we could work a great amount of EA stations and from the rest of Europe. Obviously, we could enjoy the best conditions with North America, the Caribbean and some parts of South America, but we must say that every afternoon, just before de sunset, we had very good openings towards Japan, and some of them lasted several hours, so the JA friends could make a QSO with this wanted reference, but only in the 20 meters band.

 

We were active in all bands, from 10 to 80 meters, except 30 meters, mainly in SSB, but Josep also operated in RTTY and CW. Daily, thanks to the collaboration of Xavier, EA3BHK, the logs were available online. We totally made 5.066  QSO, and, although it seems impossible, we had no problem at all during all the operation, except a pair of tropical storms with heavy rain and winds, very common in those places.

 

Unfortunately, good things always arrive at its end and we had to finish with the operation. The disassembly was quick and easy, we packed the antennas and equipment and got ready to start our long way back, which was placid … So we just can wait for our next adventure!!!!

 

We don’t want to finish without thanking all the staff of Gran Bahia Principe Cayo Levantado Hotel for their kindness, and specially to Mr. Victor Pérez (Resident Manager) for allowing us to stay in one of the best places of the island and Mr. Joan Pizá (Subgeneral Manager) and Mr. Ivan (Chief Engineer) for all the facilities. Also Antonio (EA3AON), Jaume (EA3JW), Marcel (EA3IN) and Jorge (EA8TL) who helped us with the technical stuff before our departure, and Xavier (EA3BHK) who took care of our online logs. We also want to thank URE, Clipperton DX Club, DX4DX Team, Lynx DX Group, Consell Terriotorial URE Catalunya, Sección URE Barcelona-Baix Llobregat and Sección Comarcal URE Garraf for trusting in us once again. And, of course, we cannot forget our beloved son Marc, who, during his 18 years old, has always encouraged to do what we like to do: RADIO. TNX to all.

 

Núria Font, EA3WL

(ea3wl@ure.es)

XV4D – Phu Quoc Island

Our journey was supposed to start on November, 2nd to the vietnamese island Phu Quoc, IOTA reference AS-128 southwest in the country. Planned was  an overnight stay in Saigon (Ho-Chi-Minh-city) to pick up our license.
However, before we can start our journey we had to take care of the inevitable formalities. First of all we applied for a visa for the “Socialist Republic of Vietnam”. In addition everybody of us needed a “Harmonized Amateur Radio Examination Certificate” (HAREC)“, an english written formular with stamp and signature of the German Federal Network Agency.

After taking this small barrier the big ones were closer. We planned to take the aircraft from Berlin via Doha in the Emirates of Oatar to Saigon, there we wanted to change to a small aircraft to Phu Quoc. To Doha we planned to travel by “Qatar Airways” but they were really strict with their baggage allowance, exactly 20kg per person and the carry on luggage should not exceed 7kg. In a small expedition group of 5 people, this means 100kg and a small carry on luggage. There was no way to talk to the really nice service personal of Oatar airways, every additional kg is pricy with 31 EUR per kg. Meaning our cash-budget is going to swell, we still don´t know how the “Vietnamese Airline” would react concerning this problem. Now we had to optimize our luggage: “Everything for the technic, but nothing for the operator!” was our new device. After all we need everything for 160m to 10m, to cover all bands and modes, and we have to have three complete stations und amplifiers available. Our final weight was some kilogramm heavier. Included was an 18m and a 15m tower for low band verticals, a Spiderbeam for 20 to 10m, lots of wire and a Butternut HF-9-V as an allround antenna. We had our inevitable K2-transceivers from Elecraft, and an IC-7000 from ICOM for the digimodes. Some netbooks with WinTest, filters and a bunch of coaxcables completed our equipment.

The 2nd of November arrived and we started from Berlin-Tegel. Our luggage was checked through to Phu-Quoc, according the information we got.

We had an relaxed night flight via Doha to Saigon, lasting 16hours. After 16hours, we were really surprised looking to the baggage claim. Our luggage was not on his way to Phu Quoc. However, we had to take care of it and abandoned it for one night at the airport. Hopefully there won´t occur any problems the next morning. Frank and Sigi took care of organizing the licenses and the rest of the team went by taxi to the hotel in the city. My travel guide spent a lot of pages explaining how to cross streets – now I know why. In Saigon the streets are crowded with motor bikes, nobody takes are of any cross light or traffic rules. There are some rules for surviving: walk slowly, never ever turn back and do what the loals do.

2 hours later, Frank and Sigi were back, showing the certificate of our license: XV4D. Next morning our journey continued and again nobody paid attention to our luggage weight restriction. We arrived at the small island airport, outside temperature 34°C and almost 100% humidity. The guy from the “Sea Star Resort” Mr. Wunderbar expected us already. We named him after the only German word he knew and used often for the next two weeks “Wunderbar” (wonderful) – meaning awesome.

Within two days we were QRV on all bands. We focused on the low bands. The demand on 160m and 180m was exceptionally high, therefore we optimized more and more the antennas. Afterwards we got usable signals acknowledged. For the higher bands we got only the Spiderbeam to operate. Whenever another band was open, we used a wire beam adjusted for Europe for 17m and the HF9V as universal antenna. The conditions were as expected on all bands bad. Higher than 20m we had only short openings. The signals were really weak, so we were limited to CW. For SSB the signals didn´t suffice. Therefore we couldn´t fulfill the expectations unfortunately. However, even here the “cluster mentality” appeared. We called for minutes on a most likely dead band, until suddenly we reached the pile up after a cluster spot. Fortunately our shack had a more or less stable internet- and therefore a stable DX_cluster connection via wireless LAN. We even could actualise our online log on our homepage.

We consequently tried to use every short opening to North America. But we couldn´t satisfy everybodies wish for a QSO.

For most of the days the bands opened the earliest in the afternoon, so that we arranged some trips in the closer  surrounding area.

Phu Quoc is the biggest Island of Vietnam and is situated in the gulf of Thailand, 40km in front of the southwest coast. In only 12km distance you can find the mainland of  Cambodia and even only 4km away the Island Kaoh Ses belonging to Cambodia. The highest with rainforest covered elevations north and south of the island reach 600m. The island with 70.000 inhabitants is 48km long and between 3 and 28km wide. Most of the residents live in capital of the island Duon Duong. There is a small airport, some asphalted streets and some more dusty pists, some banks, an hospital, a post-office, a police station and a small lovely market.
The inner island of Phu Quoc harbored palmtrees covered beaches, crystal clear water and an almost deserted jungle. The west-coast was the perfect place to spot the sunset over the sea, a real rarity within Vietnam.

During our expedition we had always a tropical climate with day and night long high temperatures around 30°C. Even in the night we found our glasses foggy, due to the high humidity on Phu Quoc. What else can we do than use some brewed water to balance our fluid loss. The cheap, native, icecold, “Saigon” beer fitted perfectly.

The native people were friendly and open-minded. We always felt save and enjoyed our trips in the closer surrounding area. The best way to move around was to rent a motorbike at the hotel for only 100.000 Dong (3,75 EURO) for the whole day. We spent a mornings at the south and the north tip of the island, visited a pepper plantage, a bead-farm  and some waterfalls in the middle of the rainforest. Always followed by different smells: brackwater in the small sleepy harbors, fishy on places where billions of small fishes were dried in the sun, palmoil-aromatic and chicken when you pass by cookshops. Most interesting was the market in Duong Duong. Here we experienced how lively a small village like this can be. Everybody who is able to walk,  is visiting this place once a day for shopping. Vegetables, chicken, spices, meat and fish, everything is in rich amounts. For West Europeans the mat and fish market was a real adventure. Some of the selled components of the vietnamese cuisine were let´s say- unusually. Here I would count for example frogs and toads alive or nicely gutted and skinned. Luckily we never had to deal with this in our hotel cuisine.

After two weeks of amateur Radio our expedition ended. JN3TRK was the last in our log. Disassembly and the flight back to Berlin on November 17th didn´t make any problems. Our QSL cards are already printed and on their way to their recipients, when this article is in press. You can find some more details and photos to our expedition on our homepage dl7df.com.

After this DXpedition to Asia, I still have a dream: Attend a amateur radio team to Oceania. Hopefully this will happen one day.

Andy, DL5CW