E51LYC par VE3LYC : Pukapuka island OC-098

 

Situé à environ 1200 km Nord-Ouest de Rarotonga, parmi les îles Cook du Nord, l’atoll Pukapuka fait partie du groupe OC-098 pour le programme IOTA. Recherché par 92% des membres IOTA ce groupe a été activé la dernière fois en 1995, donc il y a 22 ans. Le récif comporte trois îlots et un banc de sable occupant une surface de 3 km carrés. La piste d’atterrissage se trouve à Motu Ko, tandis que l’activité radio s’est déroulée dans la partie sud de Wale, la seule île habitée (1.3 km carrés), près des bureaux de l’administration insulaire.

Même si les fouilles archéologiques indiquent l’existence des établissements humains depuis 4000 ans, l’histoire de l’île est marquée par des cyclones catastrophiques comme celui de 1700, suite auquel seulement quelques habitants ont survécu.  En 2005, après le cyclone Percy, 30% de la population locale a émigré. Ainsi, le nombre actuel d’habitants de l’île s’élève à seulement 400.

 

Il n’y a qu’une seule entrée dans la lagune de Pukapuka, créée en 1957 par la Marine américaine à la demande des habitants. Cette entrée permet l’accès facile aux sites de pêche à l’extérieur du récif corallien, mais elle est insuffisante pour assurer la circulation des eaux qui est essentielle pour le dévéloppement de la vie marine. De la sorte, l’île n’est pas une destination touristique et les visiteurs sont rares. Les habitants parlent une langue unique dans ce coin mais similaire au samoan. La pêche et les plantations de taro représentent les deux sources principales d’allimentation.

 

 

Je me suis servi comme équipement radio d’un Icom IC-7000 avec une antenne verticale à bande multifréquence allimenté à 220 VAC fourni pas une centrale solaire. La température extérieure variait entre 33oC durant la journée et 28oC durant la nuit, avec une humidité de 80-90%. Quelques fois, les vents du Sud rendaient la température acceptable. Sans cette brise, l’humidité combinée à la chaleur devenait insupportable.

 

J’ai réalisé un total de 5631 contacts avec 3310 stations en 79 DXCC sur 6 continents. La plupart des contacts ont été faits dans la bande de 20 m. Sur les autres bandes, de 40, 30, 17 et 15 m on peut parler d’une distribution plus ou moins égale. Le moins de contacts a été réalisé sur les 12 et 10 m. Environ 76% des contacts ont été en télégraphie, le reste en téléphonie. Quant à la distribution continentale, l’Asie occupe la première place avec 45% des contacts, l’Europe avec 26%, l’Amérique du Nord 25%, l’Océanie 3%, tandis que l’Amérique du Sud et l’Afrique totalisant 1%. Parmi les premiers cinq DXCC comme nombre de stations on peut énumérer le Japon, le Royaume Uni, les Etats-Unis, l’Allemagne et l’Italie, représentant 75%. Un nombre de 46 stations françaises ont fait 63 QSO. Ainsi, elles se situent sur la 11ème place au monde et 7ème en Europe parmi les DXCC et sur la 10ème place au monde et 6ème en Europe par nombres de contactes.

 

Je veux remercier Andy (E51AND) pour son aide inestimable concernant la logistique et pour m’avoir prêté quelques accessoires radio. Je suis redevable à Milan (E51DWC), Alice, et Natalie pour leur hospitalité exquise durant mon séjour à Rarotonga. Mes appréciations à Pio Ravarua pour m’avoir aidé sur l’île et pour avoir partagé quelques légendes et aspects de la vie quotidienne de son peuple. Ma gratitude s’adresse aussi à Johan (PA3EXX) pour son aide au cours de différentes étapes de ce projet. Mes remerciements à Al (W3AWU), Toshi (JM1PXH) et Mike (W5ZPA) pour leur appui exceptionnel, aux donateurs les plus généreux, i.e. AB6QM, DL6DQW, JF4VZT, JJ8DEN, K9RR, KD1CT, KO8SCA, N4WW, PA3EXX, PT7WA, SM5NXS, VE7QCR, VK2DX, WC6DX et à tous les autres qui d’une façon ou d’une autre m’ont soutenu financièrement dans ce project.

 

Photos

1 – Avec Milan (E51DWC), Doug (E51DLD) et Andy (E51AND) (de gauche à droite) après l’arrivée à Rarotonga.

2 – La piste d’atterrissage à Pukapuka sur Motu Ko.

3 – Wale est le Motu peuplé.

4 – Le transport des bagages de l’avion au bateau.

5 – Le bateau est prêt à partir.

6 – Voyage de Motu Ko Wale.

7 – Les bureaux de l’administration insulaire.

8 – L’antenne a été installée à seulement 10 m de l’océan.

9 – CQ de E51LYC, OC-098!

10 – L’eau de noix de coco est delicieux.

11 – Ramassant les noix de coco.

12 – Un bateau de pêche traditionnel.

13 – Les enfants jouent.

14 – Une plantation de taro.

15 – La pêche en famille dans les flaques du récif.

Programme de la 39 éme convention de Collonges-la-Rouge

Vendredi 22 septembre 2017

  • De 14 heures 30 à 19 heures,  Accueil des membres au VVF de Collonges-la-Rouge
  • A 18 heures 30,  Pot de l’amitié.
  • A 19 heures 30, Repas des retrouvailles

 Samedi 23 septembre 2017

  • De 07 heures 30 à 08 heures 30, Petit déjeuner
  • A 08 heures 30, Départ pour les YL pour la visite de Brive-la-Gaillarde et de son marché.
  • A 09 heures 30,  Début de l’assemblée générale
  • A 11 heures 30, Photo de groupe
  • A 12 heures,  Déjeuner
  • A 14 heures,  Projections, concours de pile-up et doctorat du DX
  • A 14 heures,  Départ de la visite de Collonges-la-Rouge pour les YL  avec un guide (Prix 5€)
  • A 17 heures,  Départ pour la visite d’une ferme d’élevage d’oies « La Butte aux Oies » ( 5 km environ du VVF) avec possibilité d’achat. Réception avec toast et boissons
  • A 19 heures 00,  Apéritifs avec la remise des prix et récompenses.
  • A 20 heures,  Dîner de gala avec tirage de la souscription volontaire.

Dimanche 24 septembre 2017

  • De 07 heures 30 à 08 heures 30,  Petit déjeuner
  • A 9h30,  Départ pour visite d’un moulin à huile ou farine typique, Le Moulin de Niel , 3,5 € par personne et chacun repart avec son sac de farine. Possibilité d’arrêt une demie heure à Meyssac sur le passage pour visite libre de la vieille ville.
  • A 12h30, Repas d’adieu au VVF

 

 

 

VK9MAV Marion Reef Isl. & Whitsundays Isl.

Aventure en mer de Corail

Tout d’abord – je veux exprimer ma gratitude à tous ceux qui nous ont aidé à faire que l’expédition soit possible.

Les sponsors – clubs et compagnies :

La German DX Fondation et le site Most Wanted DX – leurs donations ont été accordées avant l’expédition.

Le CDXC et de RSGB – leurs donations ont été accordées dès que l’expédition a commencé sur l’air.

Le REF et de Clipperton DX – leurs donations seront accordées après la disposition de l’article.

Mais aussi je remercie les OM de 31 pays au total,  particulièrement des américains, japonais et russes qui m’ont aidés. J’apprécie vraiment votre appui.

Partie 1 : Facile sur le papier, mais compliqué en réalité.

Le récif de Marion a attiré mon attention comme possible expédition autour de mai 2016, entre le retour de l’île OC-243 de Breaksea et l’expédition difficile vers l’île OC-266 de Viney. En fait, J’ai constamment 2 ou 3 îles dans mes plans.

J’ai commencé à réunir des informations au sujet de ce récif. Mais en raison de l’éloignement du récif et de sa pauvre fréquentation, la collecte d’information a été compliquée.

D’abord, deux questions se sont posées.  Comment y arriver et combien de temps peut on y rester ?

Les premiers résultats seront fournis par Google. Mais une étude plus détaillée et de nombreux appels de téléphone ont prouvé que rien n’est facile. La grande majorité des informations sont anciennes.

Sans autre option, j’ai commencé à établir un plan pour la livraison en l’hélicoptère ou en hydravion. Cependant, j’ai réalisé très vite  que le coût serait très élevé et supérieur de 5 à 6 fois à mon budget.

J’ai malgré tout, continué mes recherches notamment sur internet et sur Facebook. Je suis tombé par hasard, sur un groupe du Queensland qui parlait d’un bateau nommé le Norval spécialisé dans les voyages vers Marion.

Je suis donc entré en contact avec Ron Murphy, le propriétaire du bateau, et il m’a confirmé la possibilité de louer le bateau. Mon bonheur était grand. J’ai donc initié une demande d’accès au récif de Marion.

Et c’est ainsi que le 19 décembre 2016, juste avant Noël, la permission attendue depuis longtemps est arrivée dans ma boîte aux lettres électronique et la semaine d’après en courrier papier. J’ai également reçu l’autorisation pour l’île du Diamant, même si, cela n’était pas prévu pour moi d’émettre de là bas.

Nous étions d’accord avec Ron Murphy que le meilleur moment pour mon voyage était fin mai, début juin 2017.

Après les vacances de Noël et de nouvelle année, j’ai commencé la préparation technique de l’expédition. L’émetteur récepteur a été envoyé au bureau d’ICOM de Melbourne pour révision et pour vérifier les accords. Des antennes ont été installées dans l’arrière-cour, examinées et emballées – 3 éléments VDA pour le 20 m, et une généraliste pour le 40 M. Des boîtes de Pélican pour le transport, ont été achetées. J’ai aussi acheté un générateur Honda EU-20i.

N1MM + logiciel, toutes les manuels d’équipement, prévisions de propagation et ainsi de suite sont copiés sur un ordinateur portable. Mon  congé annuel avait été demandé et approuvé. Dès maintenant il ne me restait plus qu’à attendre…

Mais il était extrêmement difficile d’attendre. Le 26 mars, le cyclone Debby (le plus fort depuis les 2 dernières années, officiellement de catégorie 4 sur 5, la vitesse de vent a atteint 300 km/h) frappe le récif de Marion et au lieu de disparaitre paisiblement au-dessus de l’océan, il s‘intensifie et va vers la côte du Queensland. Le cyclone s’approche lentement et, selon les prévisions, atteint la côte près de la ville de la plage d’Airlie, où le Norval est amarré dans la marina locale. Le 28 mars, le cyclone atteint le continent. Les prévisions des météorologistes, hélas, sont vraies. La partie énorme de la plage d’Airlie a été frappée à toute volée. Aucune information ne ma parvient du propriétaire du Norval et je ne peux pas le contacter car à  proximité il n’y a aucune électricité ni communication. Les routes sont détruites et inondées. Les photos montrent les dégâts après le passage du cyclone.

Enfin, les premiers jours d’avril, Ron écrit sur Facebook qu’il a eu juste le temps de déplacer le bateau à Glastone avant que la tempête n’arrive. Le cyclone a quand même occasionné des dégâts au bateau. Un canot a été déchiré et emporté au loin, le matériel électrique et de transmission inondé. En mai, j’ai le capitaine Peter au téléphone. Il me confirme que nous partons le 9 juin et qu’il faut que je me rende à Mackay le 8 juin et non à Glastone. Mon retour se fera le 19 juin. J’envoie un générateur et une valise Pelican à mon futur hotel.

Début juin, le Norval fait un voyage d’essai à Marion avec encore des problèmes techniques. Un canot a été perdu, ainsi qu’une ancre. Plus grave encore, des problèmes avec la boîte de vitesse et la mise en marche du moteur avec beaucoup de perte d’huile. La boîte de vitesse a besoin d’être remplacée. Ron m’appelle et m’annonce que le voyage est remis à plus tard au 16 juin.

Il faut bien sûr que je change mes billets, que je change ma réservation d’hôtel, que je prévienne mon patron.

Je sais parfaitement que mes appels ne servent à rien mais j’appelle Ron tous les 3 jours.

Une fois tout réglé et avec l’accord de Ron, je m’envole enfin le 15 au matin. Mais la nuit avant, je lis sur  la page Facebook de Ron que tout n’est pas parfaitement OK. Le bateau n’est pas prêt et il faut encore quelques jours de préparation. Je suis donc inquiet en volant d’Adélaïde vers Brisbane, où un autre vol à Mackay attend. À l’escale de Brisbane (1.5 heure), je décide de sortir. Je mets en marche mon téléphone – le capitaine du Norval m’a envoyé un message il y a 40 minutes. Le bateau n’est pas prêt, combien de jours cela prendra- on ne le sait pas. J’appelle Peter, le capitaine, il me dit qu’il ne sait pas – appelez Ron me dit-il. Le téléphone de Ron est éteint. Dans la confusion complète je passe la sécurité de l’aéroport. Une responsable de la sécurité me pose des questions sur l’usage de la palette iambic. Les radioamateurs et le code Morse ne lui disent rien. Etonnamment, l’émetteur récepteur et les nombreux câbles dans le même baluchon n’ont pas attiré son attention. Après 15 minutes de palabre je passe enfin le contrôle de sécurité. Encore 1.5 heure de vol vers Mackay et me voilà arrivé. Taxi, hôtel. Je tente de joindre Ron mais il est encore indisponible. Je suis très énervé, jetant des choses dans la chambre. Je commence à me renseigner au sujet d’autres compagnies de bateau et je me rends à l’administration de la marina à la recherche d’un bateau de remplacement. Tout cela en vain… Enfin dans la soirée, Ron répond à mon coup de fil et il me confirme que tout a été fixé et que nous partons toujours le lendemain. Épuisé, j’ai finalement pris une douche et je m’endors.

Le matin suivant Ron m’explique où le Norval est amarré à la marina. Je trouve le bateau facilement, je monte à bord enfin. Le Norval se déplace aux réservoirs de carburant. J’en profite pour remplir des bidons que j’ai achetés, de 120 litres d’essence pour le générateur. Puis, sur le chemin, ils me déposent dans un centre commercial, où j’achète l’eau, la nourriture, les cigarettes, la chaise et la table pliantes. En même temps le travail sur le Norval continue toujours – en particulier, ils attachent une nouvelle ancre. Nous partons dans la soirée. Après environ 4 heures (la vitesse de croisière de Norval est 20 nœuds) nous sommes devant la première des îles OC-160 de Whitsundays. Je vais à terre, j’installe un dipôle et j’essaye de commencer à trafiquer.

La seule source lumineuse que j’ai, est une lampe-torche. Le temps est très froid, très humide, venteux. Au bout de  5 minutes,  tout est couvert d’une fine couche d’eau – j’ai dû me couvrir ainsi que l’équipement avec de grand morceau de plastique. J’ai peur qu’il y ait un court-circuit. L’expédition finirait alors là.

Pas de propagation sur les bandes 40 et 20 m. Nulle part. Rien. Nada.  Après approximativement 40 minutes d’appel sans réponse, je parviens enfin à faire le premier (et le seul dans cette tentative) QSO avec A65CA. Je lance appel encore pendant une heure sans réponse. Je ne peux même pas entendre les animateurs ou les pêcheurs chinois habituels. Soudain un canot du Norval vient me chercher. Nous avons oublié deux pêcheurs supplémentaires à Mackay et nous devons retourner les chercher. Première nuit sur le bateau sans sommeil.

Au matin, Ron me tend un téléphone en m’expliquant que la police de Mackay souhaite m’interroger. Je prends l’appel. A l’autre bout du fil se présente un sergent de police de Mackay qui sait que je désire me rendre à Marion et que j’ai du matériel radio. Il m’interroge longuement sur mon activité. Il me précise qu’il viendra inspecter le bateau et mon matériel. Par la suite, j’apprends que Marion est une plaque tournante du trafic de drogue pour l’Australie et que du fait que j’aille sur ces iles, cela a réveillé les soupçons de la police.

En fait la police ne viendra jamais inspecter le bateau, et je ne le regrette pas. Ron m’explique plus tard, que cela lui est déjà arrivé il y a deux ans, mais c’était plus sérieux. Il était sous surveillance. Car Marion était (et est, probablement, toujours) l’un des points de trafic de drogue en Australie. Et c’est pour cela que chaque personne qui montre de l’intérêt pour le récif de Marion attire l’attention de la police.

Le matin je rencontre l’équipage. Le capitaine est Chris. Le cuisinier et marin s’appelle Frostie. Et alors que nous sommes encore à l’aube de la journée, Chris me pose une question évidente:

Le voyage du Norval ne peut pas encore avoir lieu. Il est actuellement reporté au moins de 2 semaines. Tous vos plans et vos rêves se sont effondrés. Et vous n’avez pas trop de temps – Les permis finissent le 30 juin. Mais beaucoup de navires se rendent dans la région non seulement pour la pêche, mais aussi des plongeurs, des chercheurs. Ron  a des amis et des collègues. Avez-vous demandé à Ron s’il n »a pas un ami qui va sur la zone ?

Je me suis couché avec l’idée de poser cette question à Ron et dès mon réveil je suis tombé sur le lui . Il travaillait déjà sur le pont.

Je lui demande donc s’il n’a pas des connaissances qui pourraient m’emmener sur le récif. Il réfléchit puis prend son téléphone.15 minutes après, Ron revient tout sourire.Il me dit   » j’ai le bateau d’un ami qui est amarré près des îlots de diamant à l’heure actuelle. Il y a un grand groupe de plongeurs. Il a besoin d’être ravitaillé et le Norval ne peut pas effectuer ce voyage. J’ai donc décidé d’envoyer un bateau rapide. Si vous le souhaitez, vous pouvez aller avec eux. Préparez vous maintenant. Vous ne verrez pas le récif Marion, mais vous serez heureux sur les îlots Diamonds, n’est-ce pas? « .

Me voilà embarqué sur ce petit navire rapide et « pluvieux ».

 

A SUIVRE

Expédition de l’année / Expedition of the Year 2016/2017

Comme à l’accoutumé, nous soumettons au vote la liste des expéditions ayant obtenu une aide du CDXC. A vous de choisir, quelle est votre expédition de l’année. Le vote est possible du 1er au 31 aout 2017.

As usual, we let you vote to choose the Expedition of the year. As a reminder, the list is composed of operations supported by the CDXC You can vote from august 1st to 31th.

Des nouvelles de FT3YL François depuis Dumont D’Urville

Voici des nouvelles de FT3YL

Que la radio depuis Terre Adélie peut être compliquée surtout quand on est un jeune opérateur.

François FT3YL est toujours sur Terre Adélie mais malheureusement il n’a pas pu être très actif depuis son arrivée. Il faut rappeler que la base Dumont D’Urville est très proche du Pôle géomagnétique sud. Cela engendre nombre de problèmes de propagation. 
Les modulations sont déformées, la propagation assez souvent inexistante.

De toutes les bases en Antarctique, les conditions météo ne sont peut-être pas les plus froides, mais elles sont terribles au niveau du vent.
Assez souvent, le vent atteint les 170 voire 190 km/h en rafales. Il est donc très compliqué d’installer des antennes et surtout d’avoir des antennes qui « survivent ».Les autres stations Antarctiques n’ont pas ce problème de vent, il leur est donc plus facile pour eux d’installer des antennes performantes.

Avant de partir, il n’a presque pas eu de temps libre pour découvrir la radio, seules les bases indispensables ont été abordées.

3 mois après son arrivée, François a pu commencer à avoir un peu de temps libre pour se consacrer à la radio. Il a monté la GPA30 sur le toit du bâtiment dans lequel il travaille et le matériel dans son bureau.

Il a commencé à faire des contacts en JT65 avec essentiellement des JA, VK, ZL, W7, FK, UA0, UA3 et même quelques Européens. Au bout de quelques jours, François se plaignait de sa réception, on s’est rendu compte qu’il était victime d’un énorme QRM du aux instruments situés dans son bâtiment. Décision fut prise de déménager la station complète. L’antenne fut donc montée sur un autre bâtiment non chauffé! En France métropolitaine, cela peut se faire rapidement, mais à Dumont d’Urville, cela est compliqué, très compliqué car le QRL est prioritaire et les conditions de travail sont très souvent totalement inhospitalières. Profitant d’une rare journée sans vent, il a installé son antenne GPA30 qui a commencé à donner quelques signes de faiblesse (Problèmes de ROS). Le tout fut couronné d’une tempête de vents catabatiques frôlant les 195 km/h qui détruisit l’antenne en place. Heureusement, F5NB et F5BU qui avaient fait des missions là-bas lui avaient conseillé de prendre une deuxième antenne.

Depuis peu, l’autre antenne est en place, mais la propagation a énormément chuté. Déjà qu’il n’y avait pas grand chose, c’est encore pire. A noter que la nuit polaire est omniprésente en ce moment.
Dans l’avenir, François va essayer d’être plus présent sur les bandes mais voici ce qu’il dit et vous comprendrez que ce n’est pas évident :

« Je fais du trafic avec Sorel (chaussure pour le froid), VTN (veste pour le froid), moufles, sous-gants et pose souvent les mains sur l’ampli pour les réchauffer, car il y a une bonne couche de glace sur les carreaux et la température max est proche de 0°C.
Dans ces conditions, ce n’est pas évident d’attendre des heures pour voir s’il y a un signal PSK31. En phonie j’ai fait des appels, mais n’ai jamais eu de réponse.
Même en JT65, j’attends parfois 1 heure avant d’avoir une réponse, et recroise souvent les mêmes sur les ondes. Donc beaucoup de contacts en double.
Pour la SSB je fais les contacts en JT65, puis propose de faire via SSB quand j’ai des signaux S5-S9. »

Vous pouvez vous rendre-compte que François fait d’énormes efforts pour essayer de faire entendre Terre Adélie, mais il lui faut beaucoup de courage.

L’essentiel de son trafic a été en JT65 qui est de loin le seul mode qui fonctionne vraiment. Et encore, pour faire un QSO, il lui faut près de 20 minutes parfois !!!
Les seuls contacts effectués en SSB ont été avec la Nouvelle Calédonie et l’Australie.
Il va tenter de faire du PSK31 aussi, dès que la propagation sera revenue.

Les QSL FT3YL imprimées par UX5UO sont arrivées et nous remercions vivement Gennady pour l’aide apportée. De même nous remercions vivement la société Batima pour le câble coaxial et le Clipperton DX Club pour le prêt de l’ampli.

Log en ligne sur la page QRZ.COM de FT3YL et sur clublog.
QSL via LoTW, ou via F6KPQ buro/Direct (2GS)

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Some news from François FT3YL.

Radio from Adelie Land is very very very difficult and more difficult if you are newbie.

François is still in Adelie Land, but he was not able to be active as he wanted.
Remember that Adelie Land is very close to south geomagnetic pole, so he has big problems with propagation, modulations are distorded …
Adelie Land is not the coldest Antarctic base, but it is one of the most windy. Often, gusts are around 170 to 190 km/h. To intall an antenna able to resist (or to survive…) to this high winds is not easy. Other Antarctic base are less windy, it is easier to install good antennas.

Before leaving, he had not a lot of free time to learn the radio, only the minimum.

3 months after arrival, FranÁois had a little free time to install his station. A GPA30 antenna was on his desk’s office. He started to make QSO in JT65 mode on 20m with JA, VK, ZL, W7, FK, UA0, UA3 and few Europeans. But some days later, François told us he had a big QRM due to electronic equipements in his building, he had to move all his station to another building (without heater inside). In Europe, it will take few hours to do it, but when you are in Adelie Land, it’s more difficult and his job is the priority number one. After moving his station, he found ROS problems on his antenna and few days later, very high winds about 195 km/h destroyed the antenna. Fortunately, F5NB and F5BU who had been in Adelie Land some years ago, had told FranÁois to bring two antennas.

Since few days, new antenna is erected, but the propagation is not very good, and it is the night all day. Windows for 20m are very short. In the future, François will try to be more on the air but it is very difficult.
Below, this is how he is operating :
« I have to wear special winter shoes, mittens, special winter jacket and often I put my hands on the amplifier to warm up them. There is ice on the windows and temperature is around 0∞C in the shack. In this conditions, it is not easy to operate. I almost operates in JT65, the only mode who is working well. When sigs are highs, I ask to try in SSB. Sometimes, it takes more than 20min to make a JT65 QSO »

François will try to operate in PSK31 and may be SSB if propagation goes better.

QSL for FT3YL had been printed by Gennady UX5UO, we thank him hugely for the big help. Also, we thank Batima store for the coaxial and the Clipperton Dx Club who lend ACOM1010 to François.

The online log is on QRZ.COM (FT3YL) and on Clublog.
QSL ok via LoTW and via F6KPQ bureau or direct with 2 green stamps.

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